legisport

Tout sur le droit du sport. 1991 : fondation de LEGISPORT. 1996 : lancement du bulletin d'informations juridiques sportives LEGISPORT.

Euro 2020 de l’UEFA : équilibre compétitif et avantage de jouer à domicile ?

Le Dr Nicolas SCELLES lors d’un Congrès de l’I3SAW

Le Dr Nicolas SCELLES, Senior Lecturer à Manchester Metropolitan University et membre de l’International Society for Sports Sciences in the Arab World (I3SAW), a rédigé un article en anglais sur l’équilibre compétitif et l’avantage de jouer à domicile lors de l’Euro 2020 de l’UEFA pour le site de son université : https://www.mmu.ac.uk/news-and-events/news/story/14215/.

Nicolas SCELLES a accepté de résumer les points principaux de l’article pour LEGISPORT et nous précise :

  1. La compétition a été équilibrée, avec en moyenne un pourcentage de temps de jeu avec un but d’écart au plus entre équipes entre 85% et 90% (entre 76,5 et 81 minutes sur les 90 minutes d’un match de football).
  2. La France était dans le groupe le plus équilibré (92,2% de temps de jeu avec un but d’écart au plus​) et fut la seule équipe avec l’Angleterre et le Pays des Galles pour lesquelles les matchs de poules ont présenté 100% de temps de jeu avec un but d’écart au plus.
  3. Les équipes ayant joué à domicile ont obtenu de meilleures performances, toutefois la raison est qu’elles étaient plus fortes et non parce qu’elles ont joué à domicile.
  4. En effet, avec un modèle expliquant les différences de buts dans chaque match par l’avantage de jouer à domicile et la force de chaque équipe, il ressort que l’avantage de jouer à domicile a un impact négatif, c’est-à-dire qu’il y a eu un désavantage de jouer à domicile (non significatif néanmoins d’un point de vue statistique).
  5. Le modèle suggère que l’Angleterre est l’équipe la plus forte mais sa supériorité est contrebalancée par le désavantage de jouer à domicile, la question étant de savoir si sa supériorité va l’emporter sur le désavantage de jouer à domicile pour sa demi-finale et peut-être sa finale.

Enfin, des éléments non mentionnés dans l’article en anglais mais que le Dr Nicolas SCELLES nous a fait parvenir sont que, selon son modèle, la France fut la 15e équipe la plus forte du tournoi sur les 24 en compétition, réussissant à finir première de son groupe bien qu’en étant seulement la troisième équipe la plus forte derrière l’Allemagne (10e équipe la plus forte du tournoi) qu’elle a battue et le Portugal (13e) mais devant la Hongrie (17e ex aequo avec le Pays de Galles qui s’est qualifié pour les huitièmes de finale bien que n’étant pas dans le top 16, ayant été plus chanceux que d’autres pays avec son groupe). La France était plus ou moins au même niveau que la Suisse (16e) qui l’a malheureusement éliminée en huitièmes de finale.

Merci pour cette contribution et ce beau travail Dr Nicolas SCELLES.

Contact : N.Scelles@mmu.ac.uk