Il est des trajectoires qui marquent les esprits, et d’autres qui redessinent l’histoire. Pape Diouf appartenait à cette seconde catégorie. Le parcours exceptionnel de l’ancien président de l’Olympique de Marseille est aujourd’hui mis à l’honneur dans l’ouvrage « PAPE DIOUF, UNE PAROLE D’OR » (Éditions du Kilimandjaro), écrit par le publicitaire camerounais Ferdinand Nana Payong. Présenté à Dakar les 20 et 21 mai 2026 en présence des avocats Serge et Michel Pautot qui ont été les compagnons historiques de Pape Diouf, le livre continue de faire résonner l’héritage du dirigeant qui a été Président de l’Olympique de Marseille.
Alors que bat son plein la Coupe du monde 2026, le think tank Carrefour des Acteurs Sociaux s’est réuni le 8 juillet 2026 à Gentilly, au siège du Comité régional olympique et sportif Ile de France, pour débattre de l’évolution du football africain. Un essor indissociable de l’œuvre de Pape Diouf, comme l’a rappelé le président du think tank, Joël Broquet : « Le Maroc s’apprête à défier la France en quart de finale, et l’Égypte vient de faire trembler l’Argentine, tenante du titre. Si le football africain brille depuis plusieurs décennies, c’est aussi parce que Pape Diouf a ouvert la voie en facilitant le transfert des plus grands talents africains vers l’Europe. »

Me Michel Pautot a qualifié l’ancien agent d’icônes comme Joseph-Antoine Bell, François Omam-Biyik, Henri Camara d’« éclaireur du football africain ». Grand artisan de la jurisprudence « Malaja » – qui a fait tomber les barrières de nationalité pour les joueurs extra-communautaires –, Me Michel Pautot a souligné la mondialisation des talents africains. « L’époque où la France était l’unique porte d’entrée est révolue. L’exemple du Sénégal est frappant : si en 2002, l’équipe du Sénégal était qualifiée d’ « Equipe de France bis », aujourd’hui les talents sénégalais sont dispersés dans les plus grands championnats européens et même mondiaux ».
En conclusion de cet instructif débat, Joël Broquet a rappelé une vérité essentielle : « malgré l’exil des talents en Europe et même ailleurs, l’amour du maillot et la fierté d’incarner son pays d’origine restent des moteurs d’une puissance inégalée. La combativité des équipes nationales de football durant la présente Coupe du monde en est l’exemple le plus fort ».