legisport

Tout sur le droit du sport. 1991 : fondation de LEGISPORT. 1996 : lancement du bulletin d'informations juridiques sportives LEGISPORT.

Déjà, 18 études LEGISPORT sur « Sport et Nationalités »

Me Michel PAUTOT, présentant les résultats de l’étude LEGISPORT à l’University of Stirling, en 2017, évoque les migrations des joueurs étrangers dans les clubs, dont celle de Diego Maradona, n°10 de l’Argentine

Depuis 2003, LEGISPORT et Me Michel PAUTOT ont présenté l’étude LEGISPORT « Sport et Nationalités » :

-« Malaja/Cotonou : quel impact dans le sport ? », 2003

-« La mondialisation du sport », 2004

-« Le déclin de l’identité nationale face à la mondialisation du sport », 2005

-« Le sport peut-il se passer des joueurs étrangers ? », 2006

-« Faut-il protéger l’identité nationale ? », 2007

-« Que vaut le sport français face à l’Europe ? », 2008

-« L’influence des joueurs étrangers dans les Championnats », 2009

-« Le sportif face au sport globalisé », 2010

-« Une mondialisation réussie », 2011

-« La vérité sur la dépendance du sport français et européen », 2012

-« Quelle place pour les joueurs étrangers », 2013

-« Une place limitée pour les joueurs européens ? », 2014

-« La multinationalité des équipes », 2015

-« Le made in France perd du terrain », 2016

-« Le sport français doit-il craindre la mondialisation ? », 2017

-« Et si les équipes composées de joueurs expatriés relançaient l’Europe ? », 2018

-« La formation menacée par la mondialisation ? », 2019

Lors de la présentation, de ces études, des sportifs de renom et personnalités sont venus dire combien le brassage des nationalités dans une équipe pouvait être la clé du dynamisme et de la réussite.

Retenons les avis de deux grandes personnalités, hélas décédées cette année. Michel Hidalgo, joueur finaliste de la Coupe d’Europe des clubs champions avec le Stade de Reims contre le Real Madrid, président de l’Union nationale des footballeurs professionnels et sélectionneur de l’équipe de France, championne d’Europe en 1984 a souligné « l’utilité de l’étude Sport et Nationalités menée par Légisport, véritable tableau de bord de l’immigration des joueurs étrangers sur ce qu’est devenue mondialisation du sport » et a donné son avis sur l’internationalisation. « Ca n’est pas en limitant le nombre d’étrangers dans le Championnat de France qu’on aura une équipe de France meilleure. Non, pas du tout, ma position était exactement la même lorsque je dirigeais les Bleus. Je pense même que la présence de bons joueurs étrangers et c’est de plus en plus souvent le cas, est un plus pour l’équipe de France… Les joueurs français ne sont pas barrés par les étrangers dans les clubs. Les Italiens sont venus chercher Michel Platini en France, il a brillé à la Juventus. Les grands clubs européens recherchent les meilleurs étrangers comme l’Espagne, l’Angleterre… ».

Pape Diouf, notre ami et compagnon de route depuis les années 1980, devenu Président de l’Olympique de Marseille : « Moi, ça ne me gêne pas du tout si Chelsea présente une équipe de non-Anglais, dans la mesure où le public est présent, applaudit à ses exploits, le problème est réglé ». Le mélange des nationalités dans un club et en particulier de football est une réalité. Des clubs qui ont joué sans joueur national comme Arsenal, le PSG, l’Inter Milan peuvent être qualifiés de mini-Assemblées des nations Unies en raison des nombreuses nationalités représentées sur le terrain.

Marcel Desailly, Champion du Monde et d’Europe de football, joueur de l’OM, du Milan AC et de Chelsea qui avait participé à la présentation de notre étude « Sport et Nationalités : le sport peut-il se passer de joueurs étrangers »  déclarait  publiquement: « l’équipe de France, championne d’Europe 2000, deux ans après son titre mondial, l’équipe de France a fini l’année en beauté. L’expérience que nous avons acquise dans les clubs étrangers nous a été précieuse. Car c’est en ayant joué avec les meilleurs en Angleterre, en Italie, en Espagne, en Allemagne que nous sommes devenus les meilleurs car nous avons été au contact de grands joueurs dans ces clubs à l’étranger ».  Pascal Boniface, directeur de l’IRIS (Institut de Relations Internationales et Stratégiques) avait accueilli Légisport pour la présentation du colloque « Sport et Nationalités » s’exprimait en ces termes : « désormais, la circulation se fait à l’échelle européenne, symbole de la création d’un marché unique européen du football mais également symbole d’un espace européen qui, à bien des égards, a remplacé le cadre national. Désormais, le temps est révolu où les joueurs étrangers  dans les championnats européens se sont comptés sur les doigts de la main. C’est l’image d’un monde et d’une Europe de plus en plus brassée où la mobilité personnelle et professionnelle se développe sans cesse ».

Contact : legisport@wanadoo.fr