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Les 24 Heures du Mans 2020, « un bel engagement »

Oui. « Les 24 Heures du Mans 2020, un bel engagement ! ». Ce sont les termes du Président de l’Automobile Club de l’Ouest Pierre Fillon dans l’éditorial du Dossier de presse de l’organisation de la 88ème  édition de la célèbre compétition automobile qui se tiendra ce week-end, à huis clos et avec un départ le 19 septembre 2020 à 14h30.

Après les 24 Heures du Mans moto, place aux 24 Heures du Mans auto. « Ces 24 Heures du Mans 2020 s’annoncent historiques et inédites car … la nuit sera bien longue à cette date pour les 59 machines engagées, car il s’agit du dernier engagement de la Toyota TS050- Hydrid dans la Sarthe, avant l’introduction l’an prochain de la Toyota qui évoluera dans la nouvelle catégorie, Le Mans Hypercar, car à égalité numérique avec Toyota, Rebellion, équipe privée, peut détrôner le constructeur japonais, en alliant fiabilité et intelligence stratégique, car deux équipages 100 % féminins, dont un dans la catégorie LMP2, courent l’édition 2020… », précise le Président Fillon.

De son côté, Jean Todt, Président de la Fédération Internationale Automobile ne manque pas de mettre en avant, dans le même Dossier de presse, que « malgré la situation difficile due à la pandémie de COVID-19, l’aventure des 24 Heures du Mans se poursuit en 2020 et c’est une excellente nouvelle. Je viens au Mans depuis des années et j’ai nombre de souvenirs de cette course unique. Bien sûr, au fil du temps, le contexte de ma présence a changé. À l’époque où je dirigeais une équipe, les résultats de notre travail étaient visibles sur la piste, et c’était le chronomètre qui rendait son verdict. Depuis, en tant que Président de la FIA, je peux témoigner du fait qu’œuvrer pour l’avenir du sport automobile ou pour l’amélioration de la sécurité routière est aussi motivant que d’être un concurrent dans la course ».

L’occasion nous a été donnée d’éplucher le Dossier de presse de l’évènement et d’y découvrir une mine d’informations, comme les hommes et les femmes qui ont marqué et vont marquer Le Mans : Carlos Tavares, président du directoire du Groupe PSA, starter, Emanuele Pirro, grand marshal et Amato Ferrari, Spirit of Le Mans, mais aussi Michele Mouton, présidente de la Commission Femmes dans le sport auto à la FIA, s’exprimant sur les 2 équipages 100 % feminins engagés en 2020. Et de découvrir également quelques innovations qui ont marqué la compétition et non des moindres.

« L’Automobile Club de l’Ouest a toujours considéré sa course comme un formidable banc d’essais technologiques ». Par exemple, en 1922, le revêtement routier. « Alors que le futur circuit des 24 Heures du Mans n’est pour le moment qu’un ensemble de routes en terre battue, un revêtement dit « vialité » est posé sur la ligne droite des Hunaudières. Il incorpore à des éclats calcaires une émulsion goudron-bitume, elle-même recouverte de gravillons goudronnés. Dès 1926, l’ensemble du circuit reçoit ce revêtement. Une technique à l’origine de la résistance des routes modernes ». En 1925, c’est l’aérodynamisme des carrosseries. « Très tôt, les ingénieurs comprennent l’intérêt d’une carrosserie profilée. En 1925, la Chenard & Walker Tank pose les premières bases de la recherche aérodynamique. Une quête du meilleur coefficient de pénétration dans l’air (Cx) qui donnera naissance à des véhicules iconoclastes. Comme « le Monstre », une Cadillac Coupé DeVille recarrossée et inscrite à l’épreuve de 1950. Dans les années 70, Porsche alignera un bolide, la 917 « kurz Heck » (à queue courte) qui décrochera d’ailleurs le record de distance en 1971 avec 5 335,31 km. Il faudra attendre 2010 pour qu’Audi parvienne à battre ce record ! ». En 1926, les phares antibrouillards. « Quand arrivent les premières lueurs de l’aube, il n’est pas rare qu’une partie du circuit soit plongée dans la brume. C’est pour cela que les Lorraine-Dietrich ajoutent, au centre de leur calandre, un troisième phare « antibrouillard » qui leur vaudra le surnom de « cyclope ». Il participera aussi probablement à leur écrasante victoire : les trois B3-6 s’adjugent le podium et le duo Robert Bloch/André Rossignol dépasse la barrière des 2 500 km ». Voilà qui est fort intéressant dans ce beau Dossier de presse qui mérite le détour…

Contacts :

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