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Dopage : Publication du rapport d’activité 2016 de l’Agence Française de Lutte contre le Dopage

Nous lisons ce communiqué  de presse sur le site de l’Agence Française de Lutte contre le dopage www.afld.fr.

« L’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), en dépit de moyens limités, s’est totalement investie dans la préservation de l’équité sportive et de la santé des sportifs, y compris amateurs. Face au risque sanitaire majeur qu’elle constate aujourd’hui, l’AFLD appelle ses partenaires, pouvoirs publics et acteurs du mouvement sportif, à réaffirmer et renforcer leur engagement total à ses côtés.

L’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), autorité publique indépendante, publie son rapport d’activité pour l’année 2016, au cours de laquelle elle a dû faire face à une forte tâche dans un contexte budgétaire très contraint. Grâce à un prélèvement sur son fonds de roulement, qui cependant s’amenuise, l’Agence s’est attachée à faire face aux principaux enjeux de la lutte contre le dopage.

Elle a ainsi répondu présente pour les grands événements sportifs de l’année écoulée (Jeux olympiques de Rio, Euro de football, Tour de France…), sans perdre de vue la mise en œuvre de sa stratégie nationale de contrôles (8 608 prélèvements).

Alors que le taux national moyen de rapports d’analyse anormaux est en hausse, s’établissant à 1,9 %, la situation varie grandement en fonction de la discipline et du niveau des sportifs : le taux de résultats anormaux s’élève ainsi à 2,8 % chez les sportifs « amateurs » (hors sportifs de haut niveau et professionnels). Conséquence de la politique volontariste de l’Agence,  l’activité disciplinaire a augmenté de l’ordre d’un tiers par rapport à l’année 2015. Le nombre de dossiers examinés ou en cours d’examen est en effet passé de 149 à 198 (+ 32,9 %) alors que celui des décisions rendues après convocation est passé de 74 à 111 (+ 50 %).

Confrontée à la prévalence des pratiques dopantes dans le sport « amateur », préoccupantes en termes de santé publique, l’Agence réaffirme la nécessité de disposer de moyens renforcés de prévention et de répression. Le nombre de contrôles est inférieur à celui de 2010 et, malgré l’effort consenti par l’Etat pour l’année 2017, la baisse risque de se poursuivre si un financement adapté n’est pas mis en place. Il pourrait provenir, par exemple, de l’attribution d’une fraction du produit de la taxe sur les droits de diffusion des compétitions sportives. L’AFLD n’a, pour sa part, cessé de développer ses ressources propres grâce à la réalisation de prestations de contrôle et d’analyse pour le compte de partenaires étrangers.

L’Agence mondiale antidopage ayant suspendu l’accréditation de près de 20 % des laboratoires antidopage dans le monde au cours de l’année 2016, le département des analyses de l’AFLD a consenti des efforts exceptionnels pour faire face à un niveau d’activité inédit : 13 549 échantillons, venant de plusieurs continents, ont ainsi été traités (+ 16,4 % par rapport à 2015). Cette augmentation génère toutefois ses propres coûts et met plus que jamais en évidence la nécessaire modernisation du laboratoire de Châtenay-Malabry.

La préservation de l’équité sportive et de la santé des sportifs est un impératif majeur. Or l’accès des sportifs, y compris les plus jeunes, aux substances dopantes dites « lourdes » est aujourd’hui malheureusement très aisé, malgré l’éventualité du prononcé de sévères sanctions disciplinaires, voire pénales. Face au risque sanitaire, une mobilisation renforcée des pouvoirs publics et de l’ensemble du mouvement sportif, aux côtés de l’AFLD, est indispensable ».

Source : Communiqué de presse de l’AFLD